MERCIS !

 

Un grand et sincère merci à toutes celles et ceux qui ont permis à ACCORDS de naitre sur scène.

Cette création Poésie et Musique m'a permis d'approfondir mon travail d'écriture en élargissant sa portée. Par ce dialogue harmonique entre ma poésie et la musique de F. MOMPOU, j'ai jeté des passerelles entre les sons et les silences, entre les vivants et les morts, entre mon travail et celui de la comédienne et de la pianiste, entre les cultures, et entre les interprêtes et vous qui avez assisté à ces 5 soirées pour lesquelles nous avons’ fait salle comble !

 

Je remercie très chaleureusement :

- Les Editions du Nouvel Athanor qui ont permis à mes deux derniers livres - dont ACCORDS est extrait - de voir le jour;

ceux qui ont soutenu le spectacle : l'Ambassade d'Espagne, le World Poetry Movement, les revues "Terres de Femmes" et "Les Carnets d'Eucharis", la librairie "La Petite Lumière";

- le « Printemps des Poètes » qui a accordé  son label "Sélection" à ACCORDS;

- les différents professionnels qui ont contribué à l'organisation technique du spectacle, de la manipulation du piano à la mise en lumière, de la réservation des places aux relations avec la presse, de l'accueil au bar... sous la houlette efficace et bienveillante de Lee Fou Messica et Ludovic Michel, qui dirigent Les Déchargeurs;

- mon professeur de chant qui m'accompagne depuis très longtemps sur les chemins de la création;

- celles qui m'ont accompagnée pendant de longs mois pour préparer ACCORDS, avec engagement et talent :

+ Coralie PRADET qui a su mettre en espace ACCORDS,

+ Marie-Pierre BRUN, pianiste, qui s'est malheureusement blessée quelques jours avant le spectacle,

+ Jacqueline BOURGES-MAUNOURY qui l'a remplacée et s'est immergée si rapidement dans ACCORDS,

+ Maud RAYER, comédienne qui traverse ma poésie et lui donne vie...

 

Avec ma reconnaissance très amicale. 

 

Martine-Gabrielle KONORSKI

" Je suis convaincue que la dimension sonore de la poésie est essentielle, qu’elle est même à l’origine de son existence. La poésie est pour moi une nourriture à partager avec le plus grand nombre. Je suis donc très heureuse de vous annoncer la réalisation de « ACCORDS », dialogue original entre les mots de mes poèmes et la musique du compositeur espagnol Federico MOMPOU.

Je compte sur votre présence.

Pour que Vive la poésie! 

 

VIDEOS DE LA GENERALE DE "ACCORDS"

LE SPECTACLE

"ACCORDS" est un spectacle d’une heure, interprété par la comédienne Maud RAYER et la pianiste Jacqueline BOURGES-MAUNOURY (qui remplace Marie-Pierre BRUN, blessée à la main lors d'un accident récent), mis en espace par Coralie PRADET. Il sera représenté au Théâtre Les Déchargeurs à Paris, lieu historiquement dédié à la poésie, du 9 au 13 janvier à 19h30.

 

Imaginer un dialogue harmonique

Pour Martine-Gabrielle KONORSKI, « le titre ACCORDS résume parfaitement mon intention : imaginer un dialogue harmonique entre ma poésie (extraits de mes deux derniers livres « Je te vois pâle… au loin » et « Une lumière s’accorde ») et la musique de Federico MOMPOU pour créer une résonance entre nos deux univers. »

Cette correspondance trace en effet l’itinéraire d’un voyage entre l’univers d’une poète du 21ème siècle et celui d’un compositeur du 20ème siècle. Elle invite à une déambulation entre la parole poétique de Martine-Gabrielle KONORSKI, qui se tisse entre le silence et le son, et la musique qui se tait, la « musica callada » de Federico MOMPOU. Ce « silence habité » offre le motif principal de « ACCORDS ».

 

Jeter des passerelles

Selon Martine-Gabrielle KONORSKI, « dans le silence, d’où la Parole Première de la poésie est issue, paroles et sons ne font qu’un. Danser avec les mots, en équilibre sur un fil, me plait plus que tout. Entre la densité de la parole et la tension des notes, dans une pulsation qui frôle parfois la syncope, c’est la complexité du monde et de l’être que j’ai tenté d’exprimer. En créant « ACCORDS », j’ai voulu jeter des passerelles et donner à entendre et à voir une harmonie entre les mots que je porte (cf extraits de mes deux derniers livres « Je te vois pâle… au loin » et « Une lumière s’accorde ») [1] et les notes de Federico MOMPOU, entre les mots de la poésie, les sons et les silences, entre les vivants et les morts, entre les cultures, entre mon travail et celui de la comédienne et de la pianiste, entre les interprètes et les spectateurs. « ACCORDS invite à un moment de poésie et de musique où se déploie un imaginaire sans frontières, où mots et musique s’accordent, là où paroles et sons ne font qu’un, pour nous faire entendre une voix secrète, intérieure, audible de tous.


[1] Editions Le Nouvel Athanor, 2014 et 2016

 

 

 

"ACCORDS"

a reçu le label

" Sélection "

du

"Printemps des poètes"

LES SOUTIENS

 

 

 

AMBASSADE D'ESPAGNE EN FRANCE

 

 

 

WORLD POETRY MOVEMENT

 

 

 

 

 

REVUE "TERRES DE FEMMES"

 

 

 

 

 

 

REVUE "CARNETS D'EUCHARIS"

 

 

 

LIBRAIRIE "PETITE LUMIERE" (Paris 14ème)

4 FEMMES... ET UN HOMME

 

 

 

 

 

 

 

Martine-Gabrielle KONORSKI

auteure de poésie et musicienne

 

 

 

 

 

 

 

« La poésie s’est imposée à moi depuis toujours, entre lumière et ombres et c’est dans le brasier des mots que se construit mon chemin. C’est la musique de la voix et la danse intérieure qui tissent ensemble les mots, tel un ruban de vie ».

Son dernier livre, « UNE LUMIÈRE S’ACCORDE », a été publié récemment aux éditions Le Nouvel Athanor. Elle avait publié en 2014 chez le même éditeur « JE TE VOIS PÂLE… AU LOIN » qui a reçu le Prix « Poésie Cap 2020 ». Elle a conçu le spectacle « ACCORDS » autour d’extraits de ces deux livres, auxquels ont été consacré plusieurs notes de lecture[1].

Les textes de Martine-Gabrielle KONORSKI sont régulièrement publiés par des revues de littérature et de poésie nationales et internationales[2]. Certains ont été traduits en polonais (revue « Poezia Dzisjai »), d’autres sont en cours de traduction en espagnol et en anglais. Des poèmes ont fait l’objet de compositions musicales par le compositeur franco-argentin, Pablo de ROBERTIS. Martine-Gabrielle KONORSKI est par ailleurs auteure de chroniques, notes et portraits pour des revues de littérature et de poésie et participe à des lectures, notamment dans le cadre du « Printemps des Poètes ».

Son parcours d’écriture a été déterminé par sa rencontre avec l’homme de théâtre, comédien - poète, Vicky MESSICA ainsi qu’avec l’éditeur - poète Bruno DUROCHER (Prix de poésie de l’Académie Française) qui a publié en 1987 son premier ouvrage « SUTURES DES SAISONS », aux Editions Caractères.

Elle est Administrateure de l’association « Union des Poètes & Cie », membre du Comité de rédaction de la revue « Les Carnets d’Eucharis » et rédactrice en chef du magazine « Rebelle(s». En 2017, elle a été Présidente du Jury du Concours « Faites des mots en prison », organisé par le Ministère de la justice et le Ministère de la Communication.

De nationalités francaise et suisse, Martine-Gabrielle KONORSKI est Chevalier dans L’Ordre National du Mérite.


[1] [1] Pour « Je te vois pâle au loin », par les revues « Europe » (mai 2015), « Les Cahiers du Sens » (n°25, juin 2015), « Phoenix » (n° 19, novembre 2015), par les revues en ligne « Terre à Ciel » (juillet 2015), « Texture » (septembre 2015), « Paysages Écrits » (novembre 2015), par la radio « Fréquence Paris Plurielle » (2015) et par la WebTV « Etoiles du Cœur » (septembre 2014).

Pour " Une lumière s’accorde" , par les revues « Recours au Poème » (n° 168, automne 2016), Phoenix « Cahiers littéraires internationaux » (n° 23, automne 2016), « Les Carnets d’Eucharis » (mars 2017), « Europe » (n° 1056, avril 217), « Le Journal des Poètes » (n°1, 2017), « Les Cahiers du Sens » (n° 27, juin 2017), « La Revue Alsacienne de Littérature » (janvier 2018).

[2] « Terres de Femmes », « Les Carnets d’Eucharis, Terre à Ciel, Levure Littéraire, Midi, Décharge, Herbe Folle, Poésie Première, Les Cahiers du Sens…

 

 

 

 

 

 

 

Federico MOMPOU

compositeur espagnol du 20ème siècle

 

 

 

 

 

 

 

 

Il naît en 1893 à Barcelone, d'une mère Française et d'un père Catalan. Personnage discret, pudique et solitaire, il partagera sa vie entre Barcelone et Paris où il fera deux longs séjours (1911-1919 et 1922-1941). Il décède dans sa ville natale en 1987.

Restée longtemps confidentielle, son œuvre musicale, dans laquelle il a la volonté d'exprimer l'indicible, est en pleine redécouverte.

Il créé ses premières œuvres en 1913 : « Impressions intimes », puis « Scènes d'enfants » (1915-1918), « Cants magics » (1917-1919), « Suburbis » (1916-1917). Ses idées esthétiques prennent forme. Il s'oppose au cérébralisme, cherche le naturel, la sincérité, le dépouillement. Il écrit des recueils de pièces courtes pour piano, cherchant une expression maximale avec des moyens minimaux : « Je ne suis pas un compositeur, je ne suis qu'une musique et une musique la moins composée du monde ».

Il est issu d'une lignée de fondeurs de cloches du 16ème Siècle, ce qui peut expliquer son travail sur la vibration sonore.

Federico MOMPOU aime aussi utiliser des formules répétitives presque incantatoires, comme dans « Dialogues » (1923), ou « Charmes » (1921), une de ses compositions préférées, aux titres puissamment évocateurs : « pour pénétrer les âmes, pour inspirer l'amour »…

En 1941, il rencontre la pianiste Carmen BRAVO qui deviendra son épouse en 1957. Une période de créativité intense commence alors pour lui avec « Paysages » (1942-1960) ou des œuvres pour voix et piano telle que « Le Combat du songe » (1942-1948) sur des textes de son grand ami le poète Josep JANÉS, « Becquerianas » (1971).

Federico MOMPOU est aussi poète. Il écrira tout au long de sa vie de la poésie en catalan, en castillan et en français.

En 1951, il commencera son œuvre musicale la plus importante et la plus connue « Musica callada » : «Cette musique ne contient ni air ni lumière. C'est un faible battement de coeur. On ne lui demande pas d'aller plus loin que quelques millimètres dans l'espace, mais elle a pour mission de pénétrer les profondeurs de notre âme et les coins les plus secrets de notre esprit ». C'est un cycle de 28 pièces publiées en quatre Cahiers (1957 à 1967), inspirées d'un poème du « Cantique Spirituel » de Saint Jean de LA CROIX, mystique espagnol du 16ème siècle. Avec cette « musique qui se tait », Federico MOMPOU se rapproche de plus en plus du silence, comme l’écrira à son propos Vladimir JANKÉLÉVITCH: « ce que veut MOMPOU, à la recherche de la « soledad sonora », c'est atteindre le point inattingible où la musique est devenue la voix même du silence, où le silence lui-même s'est fait musique ».

En savoir plus : 
https://www.francemusique.fr/personne/federico-mompou
https://www.youtube.com/watch?v=Vxuv_g5vE1o

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Maud RAYER

comédienne

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Elle a commencé sa carrière au théâtre, à la fin des années 60. A ce jour, elle a interprété plus d’une soixantaine de rôles auprès des plus grands metteurs en scène : Georges WILSON, Jean ANOUILH, Roger PLANCHON, Giorgio STRELHER, Jorge LAVELLI, Jean-Luc LAGARCE, John STRASBERG, Jacques NICHET, Pierre NÈGRE, Joël JOUANNEAU, Vincent DUSSART... Elle a également joué sous la direction d’Eric LACASCADE dans « Les Barbares » de Maxime GORKI ou, dans « Oncle Vania » d’Anton TCHEKOV. Elle a interprété  dernièrement les textes de Charlotte DELBO.

Au cinéma, elle a interprété de nombreux rôles, notamment dans « Peau d’âne » de Jacques DEMY, « L’américain » de Marcel BOZZUFFI, « Tapage nocturne » de Catherine BREILLAT, « Le pull-over rouge » de Michel DRACH, « Le sang des autres » de Claude CHABROL, « Un long dimanche de fiançailles » de Jean-Pierre JEUNET, « Ici-bas » de Jean-Pierre DENIS, « Paulina 1880 » de Jean-Louis BERTUCELLI, « Swann » de Volker SCHLÖNDORF.

A la télévision, Maud RAYER a tourné avec Claude SANTELLI dans « Le port » et « L’enfant », avec Marcel CAMUS dans « La vie de Molière », avec Paul SEBAN dans « Guillaume de Machaud », avec Pierre CARDINAL dans « Phèdre ». Elle a également joué « Sarah Bernhardt » d’Abder ISKER, « Virginia Woolf » de Régis MILCENT, « La petite fille dans les tournesols » de Bernard FERIE, « L’allée du Roi », « La poursuite du vent » et « Un pic-nic chez Osiris » de Nina COMPANEZ, « Deux femmes à Paris » de Caroline HUPPERT et dans les séries « Maguy », « Marc et Sophie », « La crim’ », « Le Château des Oliviers »… 

Maud RAYER participe régulièrement à des Récitals et des Lectures de poésie française et étrangère et à de nombreux Festivals.

Pendant plusieurs années, elle a été « La voix de la poésie » sur France-Culture.

 

 

 

 

 

Marie - Pierre BRUN

pianiste
 

 

 

 

 

1er prix de piano et de musique de chambre (Conservatoire de Versailles, 1978)

Lauréate du concours de la Fondation Cziffra (Senlis, 1982)

Marie-Pierre Brun a été formée au Conservatoire de Versailles par Jacques Coulaud et Désiré N’Kaoua (1974-1978) puis par les pianistes Jean Fassina et Marie-Françoise Bucquet (1978-1981).

Elle a suivi ensuite différentes Masterclass de piano avec Mieczyslaw Horszowski et Léon Fleisher ( Suisse - Etats Unis, 1990-1992).

Concertiste, elle se produit en solo dans différents lieux tels que la Fondation Cziffra (Senlis), le Festival de Riom, le Festival Roma Europa (Rome), le Festival de Padoue, le Festival Grieg (Bergen) ou les Musicales de La Ballue.

Elle joue également avec de nombreux chanteurs comme Monique Zanetti, Dominique Vellard, Philippe Balloy ou Karin Deshayes (Victoire de la Musique 2011). Elle se produit également en duo de piano avec Françoise Auvity, Laurent Martin ou Sayaka Funakoshi. Elle joue aussi en formation de musique de chambre avec des musiciens de l’Orchestre de l’Opéra de Paris tels que Jean-Michel Davis et Guy- Joël Cipriani (percussionnistes), Laurent Verney (alto super soliste), Vincent Penot (clarinette solo)...

De 1985 à 1995, elle a également été Directrice artistique pour différentes maisons de disques dont Harmonic Records, Adda, Marco Polo et pour plusieurs artistes tels que Jean-Marc Luisada, Gérard Poulet, Christophe Henkel, Laurent Martin, Michel Debost, Emmanuel Pahud, Eric Lesage ou l’Ensemble Gilles Binchois. 

 

 

 

 

 

 

 

Jacqueline BOURGES-MAUNOURY

pianiste

 

 

 

 

 

Marie-Pierre BRUN, pianiste, ne sera pas, contrairement au programme initial, en mesure de jouer lors des représentations du théatre des Déchargeurs, suite à des blessures à la main. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement et remercions Jacqueline BOURGES-MAUNOURY d'avoir accepté de la remplacer.

Musicienne rare et exigeante, Jacqueline BOURGES-MAUNOURY a toujours privilégié la recherche musicale et sonore par une approche qui la différencie de bien des pianistes de sa génération. Après avoir obtenu une Licence de Concert à l’Ecole Normale de Musique de Paris et un 1er Prix de Virtuosité au Conservatoire de Genève avec les plus hautes distinctions, c’est auprès de Jean FASSINA qu’elle va entreprendre un long travail basé sur la grande école de piano polonaise issue de CHOPIN, qui lui permettra de donner sa pleine mesure.

Remarquée par György CZIFFRA qui lui propose la première partie d’un de ses récitals, elle devient partenaire d’artistes tels que Jean-Pierre WALLEZ, Alain MARION, Guy TOUVRON, Olivier CHARLIER, Nicolas DAUTRICOURT, Henri DEMARQUETTE, Susan GRAHAM et depuis peu, Dame FELICITY LOTT avec qui elle partage régulièrement la scène. Elles ont créé ensemble plusieurs spectacles musicaux et littéraires , dont « Hugo en mélodie », « Un amour de Swann » avec Alain CARRE et récemment « Un amour énigmatique » d’après la correspondance de I.TOURGENIEV et P.VIARDOT avec Lambert WILSON.

Invitée de nombreux festivals en soliste ou en musique de chambre, sa carrière l’a emmenée à Londres, Berlin, Genève, Bruxelles, Rome, Florence, Palerme, Lisbonne, Porto, Bucarest, Belgrade, Sarajevo, Rio, Tahiti… dans les salles les plus prestigieuses.

Ses trois disques consacrés à MENDELSSOHN, SCHUMANN et CHOPIN RACHMANINOV ont été vivement salués par la critique et lui ont valu d’être l’invitée principale de l’émission de Damien HAMMOUCHI sur Direct 8 « Culture 8 ».

Son dernier disque, « Variations des cimes », consacré aux grandes variations de César FRANCK, BACH-BUSONI, BRAHMS et LISZT, a reçu la mention spéciale « Maestro » de la revue Pianiste Magazine :

« Il se dégage de ce disque une profonde inspiration. Fidèle à son propos, il nous emporte sur les cimes de l’esprit. Un disque magistral. » Alexandre SOREL.

 

 

 

 

 

Coralie PRADET

metteure en scène

 

 

 

 

 

 

Elle a reçu une formation en théâtre à l’École du Passage dirigée par Niels ARESTRUP. Elle a notamment travaillé avec Mario GONZALÈS, Ariane MNOUCHKINE, Guy FREIXE, Claude DEGLIAME, Geneviève de KERMABON, Niels ARESTRUP, François CLAVIER, Patricia STERLIN, Alexandre Del PERUGGIA, Mas SOEGENG, Camilla SARACENI, Jean-François DUSIGNE…
Dans le domaine du chant lyrique et du jazz, elle a travaillé avec Roger SOYER, Laurence SALTIEL, Michel VERSCHAEVE, Beatrice CRAMOIX…

Elle a travaillé avec de nombreuses troupes théâtrales : Compagnie Baroque, Cie libre d’esprit (de 2006 à 2011), Théâtre Buissonnier, Piccolo Théâtre, Soif’cie… ainsi que de groupes musicaux : Blue Gospel, Ensemble Marini, Quintet Urbain, Filles de Rengaine, Atzegana, Paris chansons…
Depuis 2010, elle a mis en scène plusieurs spectacles dont « La Petite Catherine de Heilbronn », de Heinrich VON KLEIST, « Les Bacchantes d’Euripide » (2013) et « Les Troyennes Variation # 1 » d’après EURIPIDE (2014), « La Cerisaie » d’Antoine TCHEKHOV (2015), « Les Oiseaux sans pattes » d’après Tennessee WILLIAMS (juin 2017, repris en mars 2018) et dans le cadre d’ateliers divers, « L’Avare » de MOLIÈRE, « Phèdre-Forum » d’après RACINE, plusieurs textes de Jean-Michel RIBBES, Joël POMMERAT…

En 2012, elle a créé la « Cie les Ménades » afin de mener à bien ses propres projets artistiques, en s’entourant aussi bien de musiciens que de danseurs et dramaturges…

Elle travaille actuellement avec Alexandre LOUSCHIK sur un « Seule en scène » consacré à la difficulté d’être mère et développe une « conférence gesticulée » dans le cadre de « l’Ardeur » créée par Franck LEPAGE.

Elle anime depuis plusieurs années des ateliers théâtre et des ateliers contes pour enfants, adultes et adolescents. Elle a également suivi une formation d’art-thérapeute à l’INECAT, afin de développer des ateliers artistiques en milieu psychiatrique, carcéral et en foyers sociaux.

ON PARLE DE "ACCORDS"

 

 

 

Interview publiée sur aufeminin.com

http://www.aufeminin.com/sortir/accords-un-spectacle-entre-poesie-et-musique-s2448038.html

Découvrez le spectacle "Accords" qui est un dialogue harmonique entre la poésie de Martine-Gabrielle Konorski et la musique de Federico Mompou.

 

Elles s’appellent Martine-Gabrielle Konorski, Maud Rayer, Marie-Pierre Brun, Coralie Pradet. Elles sont respectivement poète, comédienne, pianiste et metteure en scène. Depuis plusieurs mois, elles travaillent à la réalisation d’un spectacle qui sera présenté du 9 au 13 janvier 2018 au théâtre Les Déchargeurs à Paris. A cette occasion, Martine-Gabrielle Konorski, poète, a répondu à nos questions.

 

Martine Konorski, vous êtes la créatrice de "Accords", quelle est l'origine du spectacle ?

Le spectacle « Accords » que je viens de créer, c’est d’abord l’aboutissement d’un parcours mouvementé entre vie professionnelle et vie créatrice. En effet, après une longue et intense carrière de Directeur de la communication, j’ai été brutalement stoppée, à 53 ans, par un accident de santé. Mon corps m’a arrêté, sans doute pour me laisser de nouveau traverser par ce qui fait partie de ma vie depuis toujours, la poésie et la musique. J’ai alors pu me consacrer à l’écriture poétique que j’avais dû mettre en veille pour honorer mes responsabilités de mère de deux jeunes garçons et mes activités professionnelles. Ainsi j’ai publié récemment deux recueils. Mais j’ai souhaité aller plus loin encore. C’est pourquoi j’ai réalisé "Accords", un dialogue harmonique entre ma poésie et la musique du compositeur espagnol Federico Mompou. Pour moi, la dimension sonore de la poésie est essentielle, elle est même à l’origine de son existence. La puissance des mots est immense, la parole poétique est dans cette condensation qui conduit à un travail sur le son. Donner à entendre la parole poétique, c’est aussi revenir sur les traces des voix qui m’accompagnent.

Cette recherche "d’accords" m’a guidée tout au long de la création de ce spectacle. J’ai "rêvé des histoires aux couleurs de musique", dans la résonance, la correspondance qui trace l’itinéraire d’un voyage entre deux univers : celui d’une poète du 21ème siècle et celui d’un compositeur majeur du 20ème siècle. Un voyage qui invite à une déambulation entre ma poésie, qui se tisse entre le silence et le son, et la musique qui se tait, la célèbre "Musica callada" de Federico Mompun. Ce silence habité offre le motif principal du spectacle. Avec "Accords", j’ai aussi voulu jeter des passerelles entre les sons et les silences, entre les vivants et les morts, entre mon travail et celui de la comédienne et de la pianiste, entre les cultures (de la France et de l’Espagne), et finalement entre les interprètes et les spectateurs. Danseravec les mots, en équilibre sur un fil, me plait plus que tout. Entre la densité de la parole et l’intensité de la musique, dans une pulsation qui frôle parfois la syncope, c’est la complexité du monde et de l’être que j’essaie d’exprimer.

Par ailleurs, je pense que la poésie est une nourriture qui doit être partagée largement. C’est ce que je tente de faire avec "Accords", en livrant ma poésie sur scène. A travers la recherche des mots et de leurs sonorités, je poursuis la recherche du sens. Je crois, en effet, plus que jamais, que face à la perte de sens qui nous menace, la poésie peut sauver le monde.

 

Pourquoi quatre femmes ?

La force des rencontres humaines et de ce qui peut se nouer entre les êtres compte beaucoup pour moi. La poésie, la musique permettent cela, de manière intime, profonde, dans l’authenticité. La raison d’être de mon écriture est l’adresse à l’Autre, l’adresse d’une fille à sa mère disparue, d’une sœur à son frère perdu, ainsi que celle d’une femme à un homme, à des hommes, ce qui impliquait naturellement que mes textes soient incarnés par une comédienne. Maud RAYER respire aux mouvements des mots avec tendresse, sensualité… ou fureur. C’est cela que je recherchais. Elle a travaillé avec les plus grands metteurs en scène au théâtre, au cinéma, à la télévision, et pendant des années, sur France Culture, elle a fait résonner la parole poétique dans sa vérité. Sa sensibilité, sa connaissance intime de la poésie et le rapport charnel qu’elle entretient avec les textes, font advenir un autre temps, une autre durée, une autre permanence.

Il était également important pour moi que le dialogue entre les textes et la musique se fasse dans une proximité de sensibilité entre les interprètes, au niveau des talents, mais aussi sur le plan humain, puisque tout dans "Accords" est histoire d’harmonies. Travailler avec Marie-Pierre BRUN était alors évident. Pianiste douée d’une sûreté musicale, d’une sensibilité et d’une générosité rares, elle donne à entendre et à voir les images poétiques de manière incomparable.

Une fois que ces "accords" la s’étaient construits entre mes textes, la voix de la comédienne et l’interprétation de la pianiste, j’ai demandé à une metteure en scène, de travailler avec nous sur la mise en espace. Là encore, et de façon spontanée, je me suis tournée vers Coralie PRADET. Son expérience de la scène et du chant m’intéressait. Je connaissais la qualité de son travail, son écoute, sa sensibilité au nécessaire dépouillement que requiert "Accords" pour ce voyage dans l’espace et le temps, au service de la poésie, entre cri et pudeur. "Accords" s’est donc nourri de l’échange qui s’est construit entre nous quatre au fil de longs mois de travail. Dans "Accords", les mots sont enveloppés dans la musique. Musique des paroles et poésie du clavier, retenue et éclats. Une liberté furieuse de paroles et de sons.

Et puis, dans l’écriture poétique, la dimension de l’enfance occupe, consciemment ou non, une grande place. Travailler avec des femmes de talent, permettait la re-création d’un univers de confiance, d’affinité, de complicité, qui avait été celui de mon enfance. La vraie amitié avec des filles, puis des femmes, a toujours occupé une place essentielle dans ma vie. Ces liens sont des cadeaux, d’autant plus lorsqu’ils se conjuguent pour créer, construire et partager. Avec ces trois femmes qui m’accompagnent, "Accords" se situe dans le saisissement en tous sens, d’un rythme de l’existence. Profondeur et d’abîme du monde intérieur, se laisser toucher par les paroles et les sons. Quatre femmes rendent cela possible, dans une affectueuse conjonction avec la musique d’un homme, le seul, le grand compositeur Federico MOMPOU.

 

Quel est l'avenir de "Accords" ?

« Accords » est un spectacle où la transversalité entre les disciplines artistiques (poésie, piano, théâtre) et le croisement des cultures sont des dimensions fondatrices. Les faire dialoguer et les mettre en résonnance est une des vocations de la poésie. Comme les frontières entre les différents arts s’effacent pour donner vie à une nouvelle création, les frontières géographiques aussi laissent place à ce qui peut résonner dans le cœur de chacun, partout dans le monde. J’ai donc le projet, qu’après la création du spectacle à Paris, nous puissions élargir sa diffusion en banlieue, en province, en Espagne, pays de Federico Mompou, et en direction de pays francophones. Partager encore plus largement "ces histoires aux couleurs de musique" que j’ai imaginées, c’est ce que je souhaite faire, pour aller à la rencontre de nouveaux publics, pour que vive la poésie !

Ces projets devraient être facilités par la collaboration qui s’est développée avec les différents soutiens et partenaires du spectacle : l’Ambassade d’Espagne, le World Poetry Movement, les revues littéraires "Terres de femmes" et "Les Carnets d’Eucharis", ainsi que la librairie "La petite lumière". Je me réjouis aussi de la récente labélisation de "ACCORDS" par le "Printemps des Poètes" ce qui, dans cette perspective, constituera un atout supplémentaire.

Lire l'article : https://www.transfuge.fr/billet-litterature-limpides-accords,293.html

Martine-Gabrielle KONORSKI, invitée de l'émission "DEUX SOUS DE SCENE", animée par Evelyne TRAN sur RADIO LIBERTAIRE (89.4), samedi 23 décembre 2017 à 15h30 : 
https://soundcloud.com/user-750392126/mk-radio-libertaire-23122017/s-Hyugr

 

 

 

L'AUTRE QUOTIDIEN

 

9 janvier 2018

 

 

 

 

 

La poétesse Martine-Gabrielle Konorski signe Accords, un nouveau spectacle qui fait dialoguer les partitions du compositeur espagnol Federico Monpou avec ses propres poèmes:  “J’ai rêvé des histoires aux couleurs de musique. Musique des paroles et poésie du clavier… »

 

Lire l'article : http://www.lautrequotidien.fr/blog/2017/12/23/90117-posie-accords-harmoniques-rencontres?rq=accords

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

PORTRAIT

 

 

Poèmes et musique

de Martine-Gabrielle KONORSKI

 

 

 

Pour Martine-Gabrielle Konorski (Paris, 1959), comme pour d’autres, heureux et rares élus en poésie, la poésie est un prisme qui, de la lumière terne de tous les jours fait jaillir les sept couleurs, intarissable source de nuances infinies pour qui sait en doser le mélange. Le poète n’est pas seulement celui qui utilise les mots. Il est celui qui crée, au sens grec du vocable, avec des notes de musique, des couleurs, des volumes, des architectures, tout ce que l’on veut, des moments de vie, des rêves, des épiphanies, des éblouissements. Plusieurs lectures sont nécessaires à des esprits prévenus et suffisamment affinés afin de circonscrire, autant que faire se peut, les moindres pulsations et singularités du langage qui une fois décanté livrera son expression la plus épurée, la plus volatile, la plus transparente.

 

Lire la suite : http://www.encres-vagabondes.com/darras/darras24.htm#konorski

LES DECHARGEURS

Les Déchargeurs ou l'art du dérangement

 

Niché en plein cœur de Paris dans une rue qui porte son nom, le théâtre Les Déchargeurs habite l’âme d’un hôtel particulier du XVIIe siècle qu’un lourd portail en chêne protège de la rumeur urbaine. Les textes et les voix y ont trouvé leur demeure, et le silence, des complices pour les envoûter. En dix ans, Lee Fou Messica et Ludovic Michel ont réussi le tour de force de créer derrière ces murs de pierre hostiles des espaces improbables dédiés au spectacle. Et puis un jour, un souffle de vie est né. Pour en arriver là, il a fallu trois ans à Vicky Messica, le fondateur du théâtre décédé en 1998, pour extraire trois tonnes de gravats dans le seul dessein d’y creuser une scène et honorer entre autres l’œuvre de Blaise Cendras. Célébrer la poésie, toute la poésie, faire jaillir les mots et les mettre en scène. Mais la mort du metteur en scène clôtura net l’aventure alors que le ministère de la Culture et la Ville de Paris l’avaient accompagné pendant plus de dix-sept ans.

 

Drainer ce qu’il y a de plus inventif et décapant dans l’écriture contemporaine

Depuis, Lee Fou Messica et Ludovic Michel, quarantenaires éclairés, en ont fait un théâtre ni privé ni public. Indépendant. A l’image du fondateur, ces deux-là se sont mis à drainer ce qu’il y a de plus inventif et décapant dans l’écriture contemporaine ; saisir les vibrations esthétiques qui agitent le monde pour les transformer en spectacle. Puis, dans une sorte de boulimie artistique inspirée ils se sont mis à faire surgir des auteurs et des artistes pour l’essentiel inconnus. C’est précaire, artisanal, souvent laborieux, mais Les Déchargeurs a vu éclore le talent des Têtes raides, Rachel Des Bois, Emily Loiseau, Franck Monnet, Melissa Mars ou encore dernièrement Coco Royal. C’est ici aussi que Diastème et Alex Beaupain se produisirent pour la première fois. Et puis, magie des rencontres, c’est Emma de Caunes qui se mit à chanter plusieurs titres avec Diastème qui partage un soir la scène avec Sinclair.

 

Des agencements artistiques millimétrés

Foisonnement de gens et de genres, fulgurances des talents et leurs penchants pour l’art vivant. Il se fabrique dans ce petit théâtre improbable des agencements artistiques millimétrés qui doivent leur réussite à la discrétion, au travail, et à la vista. Dix ans déjà. Et des instants qui claquent encore dans la mémoire. Ceux de Marc Perrone qui joue sur les images de Jean Vigo ou encore des duos magistraux avec Arthur H, André Minvielle ou Bernard Lubat. Comment ne pas se souvenir des tous premiers pas de Vincent Delerm au Déchargeurs ? Seul sur la petite scène de 3m2 de La Bohème, l’auteur des Piqûres d’araignées est rongé par le trac mais déjà capable de figer 30 spectateurs avec un seul regard, une seul note, un filet de voix. Et Yves Simon dans la salle en train de se dire qu’il voyait là « son héritier ». On n’oubliera jamais, non plus, le récent Visage émerveillé d’Anna de Noailles incarné par une Lee Fou Messica en grâce devant un parterre de spectateurs littéralement transportés par son verbe. Ni le passage éclair un soir de fête du légendaire Cuarteto Cédron, les papes du tango argentin.

 

Trouver une économie de circonstance pour compenser l’absence de subventions

Py, Lonsdale, Gonzales : combien sont-ils à s’être essayés là, à avoir posé des jalons, à voir grand ? A tenter des aventures communes et chercher dans l’altérité l’indispensable ressource pour avancer ? N’est-ce pas Pierre Notte ? Tout ici se prête à un compagnonnage artistique de proximité, nomade ou sédentaire, peu importe puisqu’ici rien ne peut exister sans passion, sans frictions, sans tensions. Des greffes prennent, ou ne prennent pas. Quand elles poussent, les artistes vont s’épanouir plus loin, reviennent, repartent ou s’affranchissent. Question de moment, de trajectoires ou d’ambitions. Il en faut de la témérité pour tirer un lieu pareil vers sa destinée et lui trouver une économie de circonstance (production de tournées, gestion de billetterie, agence de relations publiques organisées sous forme de pôles) pour compenser l’absence de subventions. Mais miracle, les spectateurs sont au rendez-vous, fidèles, exigeants, prêt à tout pour s’affranchir des dogmes esthétiques et plonger tête baissée dans l’univers des « petites formes ». Pas de gras, ni de discours, juste le bonheur de constater qu’il existe encore des équipes artistiques affranchies de l’institution ; des professionnels culottés capables de remettre la scène à sa juste place. C’est-à-dire au centre. Il est impensable que le jeune public qui fréquente ce lieu ne comprenne pas un jour que la scène est l’épicentre de la représentation du monde ; que des êtres s’y mettent en danger pour lui donner du sens.

 

http://www.lesdechargeurs.fr/ 

Martine-Gabrielle KONORSKI

mkonorski@googlemail.com

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