A PROPOS DE MES POEMES...

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LA PRESSE NORMANDE

 

Articles parus dans "L'Eveil de Pont-Audemer" (28 juin 2016)

à l'occasion des signatures organisées dans la région (Honfleur, Pont Audemer, Montfort sur Risle...)

 

LES CARNETS D'EUCHARIS, février 2016

Revue en ligne, présentation de « Une lumière s’accorde » et annonce de lecture en cours par Nathalie Riera sur FaceBook

http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com/

http://lescarnetsdeucharis.hautetfort.com/apps/search/?s=martine+konorski  (vous pouvez aussi retrouver mon nom dans l'index des auteurs par pays)

REVUE EUROPE, mai 2015

Note de lecture sur « JE TE VOIS PÂLE... AU LOIN », p. 338-339

Martine-Gabrielle KONORSKI

Editions Le Nouvel Athanor, 15€

La douleur qui imprègne le dernier livre de Martine-Gabrielle Konorski, traduite dans une langue, un souffle, par endroits, quasi prophétique(«  Jamais le songe n’embellira/Les paysages sombres/et leurs souffles glacés ») se place à la hauteur d'une terre en guerre et de son « Chaos », sans occulter l'enfer et son passeur : «  Une barque se renverse/L’univers prend l’eau.../Il est temps que je parte/Tu viendras me chercher ».

La tonalité globale est riche, puissante. Y alternent la mélancolie, la violence, la douceur aussi, d'images d'une concision exemplaire : « les flaques d’eau sont vides/du reflet des passants ». L'univers y est brûlant – « On ne voit rien/de plus brûlant/ que la mort /qui détruit l’instant », ou glacé – «  Lorsqu’autour de nous/tout se glace/ On ne voit rien » –, même si la tendresse avec laquelle la poète le contemple est apte à en provoquer le dégel : « Dans mes bras se /jette une statue de pluie ».

Tout au long de ce livre, le grave et le léger alternent, le quotidien s'immisce où on ne l'attend pas – « La ville s’est endormie dans les rideaux », l'innocence de l'enfance, ses rêves, croisent la vie qui va implacablement à la mort : «  Le bruit des bicyclettes tinte/à nos oreilles pleines.../Tu t’approches sur la crête/de l’horizon rougi/qui signera notre heure ».

Et pourtant, malgré la dureté de certains poèmes, il y a dans ce va et vient entre souvenirs, réalité, visions, une détermination, une force qui est la marque de ce très beau recueil et le situe du côté du présent et de ses impatiences – « Ouvrez toutes les portes/Ecrivez tous les mots/Qu’il en pleuve des seaux/pour inonder la terre/Il n'y a plus temps /Laissez-moi passer... » –  ainsi que d'un avenir où le rêve serait redevenu possible, «  Comme pour nous rappeler/la blancheur oubliée/du seul rêve/qui vaille ».

Brigitte GYR

LES CAHIERS DU SENS, numéro du 25ème anniversaire, mai 2015, p.206-207

Note de lecture sur « JE TE VOIS PALE… AU LOIN », 

Martine-Gabrielle KONORSKI

Editions Le Nouvel Athanor 2014, 15€

 

Livre de douceur et de douleur arrivant après un long silence poétique. Il s’exprime tout en délicatesse « à la lisière ». Ce sont des paroles d’humanité et nous en avons bien besoin.

On perçoit très vite que Martine-Gabrielle Konorski a l’oreille musicale, mais sa musique connaît les espaces de l’ombre :

« Douleur vieillie

            recousue de lumière »

Ces mots sont très beaux, délicats aussi. D’une tristesse acceptable, si l’on peut accepter que la tristesse s’arrête juste au bord de l’effusion :

« C’est un air

            qui affleure

soudé

            derrière la tête

 

Notes écloses

            à la corde

du vent

 

Front tremblé de l’écho. 

Le noir est là

« dans l’ombre

Encre de chine »

mais il trace quelque chose en forme d’espoir, poème survivant à tout pour emporter le monde.

 

C’est une poésie d’automne musicale et souvent habitée d’un rythme alexandrin.

Pourtant surprise parfois de se trouver dans la contradiction du temps passé et du temps à venir à ce point juste dans l’échancrure des mots de souffrance, évoquée avec politesse pour ne pas nous heurter, mais de façon comment dire, énergique malgré tout.

« Paroles resserrées

dans la gorge »

 

L’amour traverse le cours de ce recueil, pour ceux du monde aimé présents, passés, unis d’avoir une même façon d’exister. Nous ne sommes pas exclus de l’amour, mais spectateur « au versant de la pierre écritoire ».

 

Avec Martine-Gabrielle KONORSKI, détenons le vide et le matin se lève un peu comme l’enfant de la Bible qui voulait vider la mer avec un coquillage.

           

Paul de BRANCION 

TERRE A CIEL, Poésie d’aujourd’hui, Lus et approuvés, juillet 2015

Note de lecture sur "JE TE VOIS PALE... AU LOIN"

Martine-Gabrielle KONORSKI

Editions Le Nouvel Athanor, 2014

http://www.terreaciel.net/ 

 

Le Prix « Poésie-Cap 2020 » a été attribué à Martine-Gabrielle Konorski pour son recueil « Je te vois pâle… au loin ». Ici, tout est suggéré, par petites touches impressionnistes, rien n’est vraiment dévoilé, sans doute en raison de l’extrême pudeur de l’auteur. Ce qui transparaît, c’est une grande sensibilité, et le souci de rester à la source des lèvres / où la parole se tient. Nous pouvons retenir des questionnements sur la manière que nous avons parfois de vivre alors que tout pourrait être plus libre, plus joyeux.

____

Pourquoi ne faut-il pas
que l’on se dise Tu

Pourquoi ne faut-il pas
sangloter sous l’orage,
en se tenant les mains

____

Pourquoi ne faut-il pas
que l’on se dise Tu

Pourquoi ne faut-il pas
sangloter sous l’orage,
en se tenant les mains

s’allonger sur l’asphalte
et crier à tue-tête
pour faire venir la paix

Pourquoi vivre tout bas.

____

Oui, il y a bien une réticence que le poète voudrait faire céder. Laissez-moi passer, Reviens, disent le désir de rompre avec un ordre imposé, subi. Parce que le temps n’attend pas. Et que l’on se rend compte, parfois trop tard, que l’on n’a pas su saisir l’opportunité de vivre.

____

Il est tard… trop tard

Te souviens-tu
du cri

à la lisière
de nous

Au centre de l’anneau
la poussière des jours

cueillis à notre enfance.

____

Je te vois pâle… au loin dit aussi la beauté essentielle qu’il faut savoir retenir, chaque parcelle de cette beauté soigneusement déposée dans un écrin : Au milieu du chemin / Des aubépines en fleurs. Pour que, même dans la nuit noire, celle-ci continue de briller. Lumière malgré tout.

 

Valérie CANAT de CHIZY

PHOENIX, CAHIERS LITTERAIRES INTERNATIONAUX, numéro 19, automne 2015

Note de lecture sur « JE TE VOIS PALE… AU LOIN »

Martine-Gabrielle KONORSKI

"Notes en Archipel", p.147

Editions Le Nouvel Athanor

 

Lauréat d’un prix « Poésie - Cap 2020 », ce recueil vous tend un piège subtil d’un lyrisme feutré. « on ne voit rien/ de plus poignant/ que ces paroles légères/ posées à plat/ sur un papier/ criblé de tâches » : ce début d’un poème (p.14) donne le ton et l’esprit de ces évocations que la « pâleur » - énoncée par le titre- maintient dans l’entre-deux d’une présence diminuée jusqu’à l’effacement. Le désarroi, la déshérence, l’épreuve du deuil ou le rappel d’amours enfuis font éclore des images inattendues, éloignant tout cliché et témoignant d’une vigueur d’écriture qui fait front à la mélancolie, barrage à l’effusion incontrôlée. L’auteur dit magnifiquement : « Etreindre l’éphémère/ C’est tout ce que je t’offre ». Il n’y a rien « qui pèse ou qui pose » dans l’atmosphère un peu verlainienne des vers de Martine-Gabrielle Konorski, poète que Jean-Luc Maxence, éditeur et préfacier, nous invite à suivre, fort de l’espérance qu’elle est une des voix capables d’adoucir notre relation au monde ».

 

André Ughetto

TEXTURE, Mes lectures, septembre 2015

Note de lecture sur "JE TE VOIS PÂLE... AU LOIN"

Martine-Gabrielle KONORSKI

http://revue-texture.fr/mes-lectures-2015.html

 

Les chassés-croisés de l’amour, les approches, les éloignements, les vacillements, tout comme le deuil qui faufile certains poèmes, les silences de l’enfance peut-être, et les allusions rapides au « dévissement du monde », sont à l’œuvre dans ce recueil de Martine-Gabrielle Konorski, dont le titre, même s’il n’est pas sans rapport avec les thèmes principaux, me paraît un peu…. pâlichon. 
Jean-Luc Maxence qui préface le livre parle avec raison de « pudeur » dans l’expression des sentiments. C’est vrai, mais c’est aussi question de style. L’écriture ne s’attarde pas en effet : l’auteure pose ses notations brèves, comme autant d’instantanés, et poursuit sa route. Cependant, la justesse a fait mouche le plus souvent, ainsi des muettes silhouettes des passants qui passent avec « sous les bras tant de quêtes illusoires ». Oui, j’aime ces images qui n’insistent pas, effleurent à peine, comme « la ville s’est endormie dans les rideaux » ou « l’ombre éteint les réverbères ». Ces poèmes où l’hirondelle ne trace « qu’un rai d’écume » tandis que « reste indemne l’éternité ». Ils sont lumineux quand un « sourire de printemps recrée l’eau des fontaines ». Moins sereins quand ils baignent dans la lumière de l’automne qu’on reconnaît à ce que « les bogues sont ouvertes / écrasées  ». Mais certains sont aussi hantés par l’absence : « est là ce qui n’existe plus », y lit-on. 
« Au loin », dit le titre. On a beau aimé, on ne coïncide jamais tout-à-fait à soi-même. Ni à l’autre, ni au monde. On doute « au bord de soi ». L’éloignement est comme une fatalité, ici. C’est la note bleue d’un beau recueil où il y a toujours comme une distance résiduelle avec tout, où la question demeure : « que faire pour se rejoindre ? » 
Ce livre a obtenu le prix "Poésie-Cap 2020" de l’émission webtélé du même nom. 

 

Michel BAGLIN

(Le Nouvel Athanor éd. 100 pages. 15€)

PAYSAGES ECRITS par Sanda Voica

Revue en ligne (note de lecture), paru, à compléter

Radio "Fréquence Paris Plurielle" (Paris 106.3 FM)

Chronique sur "JE TE VOIS PALE... AU LOIN"

Emission "Le lire et le dire" du 2 janvier 2015

 

BLOG CHARYBDE2 (LIBRAIRE)

 « JE TE VOIS PALE… AU LOIN »

8/11/2014

Classé dans « amourcomme des exergues magiquesespoirhaïkuluciditépoésiepouvoir d'évocation »

https://charybde2.wordpress.com/2014/11/08/note-de-lecture-je-te-vois-pale-au-loin-martine-gabrielle-konorski/

 

Étonnant équilibre de puissance d’évocation et de subtile fausse simplicité, une poésie contemporaine un peu magique.

 

Publié au Nouvel Athanor, le deuxième recueil (à côté d’autres textes parus en revue) de Martine-Gabrielle KONORSKI fournit une excellente occasion de goûter à cette poésie subtile, à la fois très contemporaine et absolument sans âge, dont le préfacier Jean-Luc MAXENCE dit, avec une grande justesse : Elle pose la question des relations humaines : « Que faire pour se rejoindre ? Comment établir des ponts entre les êtres humains qui prétendent s’aimer ? Avec ces interrogations-là, elle aussi, « dans le dévissement du monde », demeure affamée de lumière. En cela, sa cible poétique est universelle. Elle représente peut-être une des voix qui adoucira notre relation au monde.

 

Ne voilant pas en effet la cruauté des vies et des situations, Martine-Gabrielle Konorski parvient à extraire des mots, que ce soit dans les trente-trois très courts poèmes de la première partie (« Je te vois pâle… ») ou dans les cinquante pages, minutieusement fragmentées, de la deuxième partie (« au loin »), usant d’une belle fausse simplicité, un peu de cette magie évocatoire qui fait trop souvent défaut à la poésie contemporaine, quand elle ne se réfugie pas dans un ésotérisme de mauvais aloi.

 

Ici, le mot résonne, et évite le plus souvent, grâce notamment à de magnifiques chutes textuelles qui savent prendre un air doucereux et redoutable de haïkai, les deux écueils, jumeaux maudits en poésie contemporaine, de la banalité plate et du mystère gratuit, pour composer une musique authentique, subtile, économe de ses notes et pourtant riche de sensation et d’intelligence, donnant aussi à lire, pouvoir de l’évocation, comme autant d’exergues possibles et bien vivants à tant de textes longs que l’on aime. . Une bien jolie découverte, fortuite pour moi qui ne suis pas un lecteur assidu de cette forme, mais qui donne nettement envie de se procurer le premier recueil de l’auteur, rare car longtemps accaparée par sa riche carrière professionnelle, « Sutures des saisons », publié en 1987.

Cantique MGK

En ouvrant la fenêtre

Jamais le songe n’embellira
Les paysages sombres
et leurs souffles glacés

Pas même une lumière suspendue
au clocher
ne deviendra la braise
d’une ligne céleste

Rien n’ouvrira l’espace

Restera le secret
d’une matinée sans bruit.

 

 

 

 

Oursins

On ne voit rien

On ne voit rien
de plus poignant
xxxxxxx que ces paroles légères
xxxxxxx posées à plat
sur un papier
criblé de tâches

On ne voit rien
de plus brûlant
xxxxxxxxx que la mort
xxxxxxxxx qui détruit l’instant

Il n’y a que le vent
xxxxxxxxx pour nous donner un peu de place

Lorsqu’autour de nous
xxxxxxxxx tout se glace
On ne voit rien.

 

 

 

Embrasure

Pourquoi

Pourquoi ne faut-il pas
que l’on se dise Tu

Pourquoi ne faut-il pas
sangloter sous l’orage,
en se tenant les mains

s’allonger sur l’asphalte
et crier à tue-tête
pour faire venir la paix

Pourquoi vivre tout bas.

 

Web-TV "Poésie Cap 2020"

EMISSION "ETOILES DU COEUR"

 Le Prix "POESIE CAP 2020" est décerné Martine-Gabrielle KONORSKI

pour « Je te vois pâle ... au loin »

Editions Le Nouvel ATHANOR, 26 septembre 2014

Pour visionner cette émission, cliquez sur le lien : https://www.youtube.com/watch?v=e5agRO7Jg3Y

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